Les causes d'un surpoids chez les très jeunes sont multiples. Tout comme les adultes, les petits ne sont pas égaux devant les calories. Parmi les facteurs les plus connus, la prédisposition génétique, des habitudes alimentaires inadéquates, le manque d'activité physique, des troubles du comportement alimentaire (boulimie) et des problèmes psychosociaux peuvent être retenus. Le temps passé devant la télévision ou le micro-ordinateur rime souvent avec grignotage. La sédentarité fait que l'embonpoint s'installe chez certaines personnes prédisposées, et du coup, le manque d'envie de pratiquer une activité physique aussi.
Quand faut-il s'inquiéter ?
D'une manière générale, on peut compter sur le médecin pour réagir avant que le problème de poids ne s'installe. En traçant la courbe de croissance de l'enfant dans son carnet médical, le médecin peut vérifier si le poids et la taille progressent régulièrement ou si au contraire, il y a dérive. Dans ce cas, il convient de contrôler qu'aucune erreur alimentaire n'a été commise.
Autre indice : à partir de 6 ans, si l'on constate une montée rapide de poids, ce peut être prédictif de risque de surpoids à l'adolescence.
Quelles recommandations pour l'enfant en surpoids ?
Tout d'abord, il ne sert à rien de lui répéter qu'il est gros, il le sait déjà. Mieux vaut se demander pourquoi il est ainsi et l'aider à y remédier.
Mettre l'enfant au régime de son propre chef est une erreur à éviter à tout prix. Le plan alimentaire ne doit pas être restrictif mais suffisamment équilibré pour permettre à l'enfant de grandir harmonieusement jusqu'à ce qu'il rentre dans les courbes. L'avantage avec un enfant trop enveloppé, c'est qu'il est en pleine croissance. Plutôt que de le faire maigrir, on va chercher à stabiliser son poids pendant qu'il gagne des centimètres.
Apprendre à se nourrir...
Il est important que les habitudes alimentaires de l'ensemble de la famille soient revues. L'enfant mange ce qu'on lui prépare. Il n'est pas le décideur. Cela passe par une rééducation de la famille, qui débute à l'achat des aliments. Un enfant qui voit ses parents manger de façon équilibrée tant sur le plan quantitatif que qualitatif sera tenté d'en faire de même.
Sur le plan diététique, il faut être positif plutôt que de lister les interdits. Le dépistage et la correction des erreurs alimentaires manifestes sont bien sûr indispensables, tout en respectant au maximum les goûts de l'enfant. Lui faire comprendre que les petits plaisirs - tels que les aliments ou boissons sucrés - ne sont pas supprimés mais mesurés. Lui apprendre à repérer les aliments riches en graisse ou l'aider à répartir au mieux ses apports alimentaires au cours de la journée.
... et à bouger
La lutte contre l'immobilité est essentielle. Il peut s'agir d'un sport qui doit demeurer un plaisir, mais il existe d'autres activités physiques, comme marcher pour aller à l'école, faire des balades en vélo ou à rollers.
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Conseils pratiques
- Faites peser et mesurer votre enfant à chaque fois que vous l'emmenez chez le médecin.
- Au moment de la diversification alimentaire, ne pas augmenter trop vite les quantités (viande...) et ne pas se conformer aux goûts affirmés de l'enfant, au risque de voir petit à petit l'alimentation s'appauvrir en éléments utiles à sa croissance.
- Réservez les boissons sucrées, gâteaux et bonbons aux occasions spéciales.
- Variez autant que vous le pouvez la nourriture de votre enfant en lui faisant goûter à tout. Ce qu'il n'aime pas à un moment, il l'aimera peut-être plus tard.
- N'utilisez pas les sucreries pour le consoler, le récompenser ou pour vous "remplacer" lorsque vous êtes absent.
- Ne faites pas des aliments des moyens de compromis, de chantage.
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