"Le tabac, c'est tabou, on en viendra tous à bout" scandaient, il y a près de 10 ans, Didier Bourdon et Bernard Campan dans Le pari. Aujourd'hui, c'est l'Assurance maladie qui traque la cigarette et qui aide tous les fumeurs qui souhaitent arrêter.
Un souci d'accompagnement des fumeurs
Depuis le 1er février 2007, le tabagisme est interdit dans tous les lieux fermés et couverts accueillant du public ou qui constituent des lieux de travail, dans les établissements de santé, dans l'ensemble des transports en commun, dans les écoles, les collèges et les lycées.
Parallèlement à ces mesures, le gouvernement a affiché une volonté d'accompagnement du fumeur qui désire s'arrêter. C'est ainsi que l'Assurance maladie rembourse dorénavant une partie des médicaments d'aide au sevrage, dans la limite de 50 euros par personne et par année civile. Cette somme correspond à la valeur moyenne du premier mois de traitement.
Le remboursement en pratique
Pour bénéficier de cette prise en charge, vous avez besoin d'une prescription médicale établie par votre médecin traitant, sur une ordonnance réservée exclusivement aux substituts nicotiniques. La mesure concerne les patchs, gommes, médicaments, pastilles, inhalateurs. Une liste exhaustive a été établie par le ministère de la Santé.
Votre pharmacien vous délivrera les médicaments en question. C'est à vous de le régler directement. En effet, le tiers payant n’est pas accepté dans ce cas. La MSA Mayenne-Orne-Sarthe vous remboursera ensuite. A noter : vous n'êtes pas obligé d'acheter le traitement en une seule fois, vous pouvez échelonner vos achats.
Pour que vous soyez remboursé, votre pharmacien enverra directement à la MSA, via votre carte Vitale, la feuille de soins électronique, ou à défaut, vous délivrera une feuille de soins papier que vous enverrez vous-même à la MSA.
Bon à savoir
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La nicotine est responsable de l'installation, parfois très rapide, et du maintien d'une dépendance physique mais aussi psychologique et comportementale du fumeur. Les substituts nicotiniques permettent d'aider le fumeur à se déshabituer de la cigarette, en lui épargnant une sensation de manque trop importante. Le fumeur, alors libéré de l'obligation d'ingérer en permanence de nouvelles doses de nicotine, peut réapprendre à vivre sans cigarette.
Les substituts nicotiniques ne sont pas contre-indiqués chez les femmes enceintes ou allaitant leur bébé. Néanmoins, l'arrêt du tabac chez elles doit se faire si possible sans substituts nicotiniques. Si les recommandations de bonne pratique incitent à proposer en première intention aux femmes enceintes les méthodes de thérapies comportementales et cognitives, dans les faits, les médecins sont souvent amenés à proposer l'usage de substituts très tôt. Ils comportent en effet beaucoup moins de risques pour le foetus que la cigarette et facilitent un arrêt total. Toutefois, certaines précautions sont à respecter. Il est notamment recommandé de ne pas garder le patch pour dormir. De même, le prolongement d'un traitement substitutif après le 6e mois de grossesse doit être discuté avec un médecin. Si la femme utilise encore des substituts nicotiniques après son accouchement, l'allaitement est tout de même recommandé avec certaines précautions.
Quoi qu'il en soit, la meilleure solution est encore de réussir à arrêter avant d'être enceinte.
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Tous les substituts nicotiniques ont une efficacité comparable. Certains fumeurs préfèreront le patch utilisé seul, alors que d'autres fumeurs préfèreront pouvoir gérer eux-mêmes, au cours de la journée, leurs envies de fumer en utilisant une forme orale dont le dosage et le rythme d'utilisation seront adaptés au niveau de dépendance.
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Le syndrome de manque dure habituellement quatre semaines environ, mais est maximal durant les deux premiers jours. La durée de traitement recommandée ne doit pas dépasser six mois. La dose de nicotine doit être diminuée progressivement, en utilisant des patchs de taille plus petite ou en réduisant la quantité de gommes ou d'autres produits consommés.
Encadré